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DE LA VILLE DE PARIS.
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CCCCL. — Lettres à
to septembre 1563.
Du xc Septembre mil vc soixante trois.
"Madame, ce jour d'huy, les Quarteniers et com­missaires sont allez par les maisons des habitans de ceste Ville leur signiffier la volunté des majestez du Roy et de vous, Madame, avecq commandement de apporter leurs armes en l'Hostel de cested. Ville, à quoy nous esperons qu'ilz ne feront faulte de obeir, tout ainsy que beaucoup des plus notables bourgeois, noz concitoiens, ont ja faict de bonne volunté, et de nous mesmes leur en avons donné exemple, ayant commencé des premiers ce faire, pour la singulliere affection que avons de rendre toute obeissance av Voz Majestez et desir que chacun face le semblable, dont advertirons Vosd. Majestez, vous asseurant, Madame, que noz concitoiens et tout le peuple du plat païs aux environs de ceste Ville
Royne pour les armes.
i785, fol. 83 v°.)
se resentent grandement du bien que Vostre Majesté leur a faict de esloigner les gens de guerre, dont de nostre part rendons graces à Vostre Majesté, comme à nostre souveraine mere et protectrice, en l'espe­rance de laquelle debvons du tout nous reposer, comme avons faict jusques à present et ferons avecq la bonne grace de majesté du Roy, en laquelle sup­plions tres humblement Vostre Majesté nous main­tenir comme en la vostre. Madame, nous prions Dieu vous donner en bonne santé tres longue et heureuse vye. "A Paris."
Et au dessoubz est escript : Voz tres humbles el tres obéissans subjeetz et serviteurs, les Prevost des Mar­chans et Eschevins de la ville de Paris.
CCCCLI. — Articles pour présenter au Roy sur le commandement faict par Sa Majesté
PAR SES LETTRES MISSIVES ENVOYEZ X MESSEIGNEURS LES DUC DE MONTPENSIER
ET PRINCE DE La RoCHE SUR N, ET AUX PREVOST DES MARCHANS ET ESCHEVINS
DE CESTE VILLE DE PARIS, AFIN DE PORTER LES ARMES EN L'HOSTEL DE LAD. VlLLE,
AVECQ LA RESPONSE DUD. SEIGNEUR.
11 septembre i563.(H 1785, fol. 85 r°.)
Du samedi xi0 Septembre.
«Seront suppliez mesd. s" les duc et prince de faire entendre aux majestez du Roy et de la Royne l'obeissance eri laquelle ilz ont trouvé les bourgeois et habitans de ceste Ville par d'aucunes bonnes partye, et qu'il leur a pleu mander en leurs maisons pour l'effect du commandement du Roy de porter lesd, armes, auquel ilz n'ont aucunement contesté, mais se sont submis tous soubz le bon plaisir' de Sa Majesté et obeir en tout et partout aud. commande­ment, qu'ilz espèrent commancer au plus tost que faire se pourra, pour demourer tousjours ensa pro­tection et sauve garde, s'asseurans lesd, habitans que Sa Majesté ne vouldra cy après oublier à les maintenir cn leurs previleges anciens donnez par les roys de France, ses predecesseurs, joinct que les armes qui ont esté portées par les habitans en lad. Ville, ce a esté par son commandement et par les lettres patentes veriffiées en la Court de Parlement, lesquelles armes n'ont porté aulcun dommaige au
" Le Roy a tres grand contantement de l'alïectionnée bonne volunté et demonstration que font et ont tousjours faicte les Prevost, les Prevost des Marchans, Eschevins, Conseilllers, manans et habitans de lad. Ville, en tout ce qui a concerné son service et l'obeis­sance qu'ilz luy doibvent, continuant en laquelle jusques aux effectz qu'il en desire et actend, il les aura en telle recommandation qu'ilz meritent el leur fera bien congnoistre qu'il les tient pour ses plus chers et recommandables subjeetz.